O Le « Dictionnaire du Strabisme » de Philippe Lanthony
Occlusion
Nom féminin

Méthode clinique de diagnostic et de traitement, consistant à suspendre plus ou moins totalement les stimulations lumineuses d’un œil, au moyen d’un accessoire orthoptique (obturateur), laissé en place pour une durée variable.
L’occlusion se réalise suivant des modalités diverses (cf. plus loin)
; mais elle doit être bien distinguée de:

Brouillage: qui est une privation partielle des stimuli structurés qui sont seulement perçus imparfaitement, alors que l’occlusion les supprime totalement;
Cover-test: qui est une « occultation  », terme emprunté à l’astronomie pour désigner un processus passager, ce qui est la définition même de la technique;
Fermeture: mot qu’il faut éviter pour définir l’occlusion, pour le réserver à la fermeture des paupières, le terme de « fermeture  » impliquant en principe « l’utilisation d’une partie mobile du dispositif  », ce qui s’applique tout à fait aux paupières (un obturateur est aussi une partie mobile, mais indépendante);
• La
pénalisation: qui constitue, comme le brouillage, une privation seulement partielle des stimuli structurés qui sont néanmoins perçus imparfaitement, alors que l’occlusion les supprime totalement.

Mots dérivés:
Tous les mots dérivés du terme
: « occlusion  » servent à décrire des modalités différentes de celle-ci; ils sont donc nombreux et nous énumérerons seulement les plus utilisés.

Occlusion alternante

Modalité d’occlusion thérapeutique, consistant à occlure chaque œil de façon alternée, et utilisée surtout pour traiter la neutralisation.
Antonyme
: occlusion monoculaire.

Occlusion de Burian

Modalité d’occlusion diagnostique, consistant à occlure un des yeux durant 1/2 heure ou 1 heure, et destiné à extérioriser la totalité d’une exodéviation par levée du spasme éventuel de convergence de près. La déviation ainsi obtenue est dite: « déviation basique  ».

Occlusion complète

Modalité d’occlusion diagnostique ou thérapeutique, où le système occlusif utilisé couvre tout le champ visuel.
Synonyme
: occlusion totale.
Antonyme
: occlusion sectorielle; occlusion partielle (ambigu).

Occlusion décroissante

Modalité d’occlusion thérapeutique, variante de l’occlusion intermittente (cf.), et où les périodes d’occlusion de l’œil sont de plus en plus brèves et/ou de plus en plus espacées.
Il ne paraît pas correct, en revanche, d’utiliser ce terme pour désigner le passage de l’occlusion proprement dite à un autre mode de traitement (brouillage, pénalisation, etc.).
Antonyme
: théorique: occlusion croissante; en fait méthode non utilisée en pratique. De même: occlusion progressive.

Occlusion diagnostique

Terme servant à désigner toute modalité de l’occlusion où celle-ci est utilisée pour spécifier plus précisément un aspect moteur ou sensoriel du strabisme.
Citons ainsi au point de vue moteur, l’occlusion de Burian, l’occlusion de Marlow (cf.) ou la méthode consistant à occlure un œil chez le nourrisson pour détecter une absence apparente de l’abduction. Au point de vue sensoriel
: la méthode consiste à occlure chaque œil durant une brève période chez le nourrisson, et permettant de détecter une amblyopie d’après la différence du comportement de l’enfant dans les deux cas.
Antonyme
: occlusion thérapeutique.

Occlusion directe

Modalité d’occlusion thérapeutique, consistant à occlure le bon œil dans le traitement de l’amblyopie.
Antonyme
: occlusion inverse; occlusion indirecte.

Occlusion faciale

Terme parfois utilisé, pour désigner une modalité d’occlusion thérapeutique, consistant à coller directement sur la figure (au pourtour de l’orbite) l’accessoire occlusif utilisé pour réaliser le traitement.
C’est la méthode la plus active, et la plus généralement employée.

Occlusion graduée

Terme parfois utilisé pour désigner les modalités de traitement de l’amblyopie, qui ne sont pas des occlusions proprement dites, mais des privations partielles de stimuli structurés (brouillage, pénalisation, etc.).
C’est donc un terme à la fois ambigu, inexact et aussi inutile, puisqu’il existe des mots spécifiques pour ces modalités de traitement
; il paraît donc souhaitable de l’éviter, ainsi que les synonymes du même type comme: « occlusion calibrée  », « occlusion partielle  », etc.

Occlusion indirecte

Synonyme de: « occlusion inverse  » (cf.).

Occlusion intermittente

Modalité d’occlusion thérapeutique consistant en une occlusion discontinue, les périodes d’occlusion étant typiquement de plus en plus brèves et/ou de plus en plus espacées dans le temps en fonction de l’évolution thérapeutique.
Variante
: occlusion décroissante.
Antonyme
: occlusion permanente.

Occlusion inverse

Modalité d’occlusion thérapeutique, consistant à occlure le mauvais œil dans le traitement de l’amblyopie.
Surtout utilisée avec les thérapeutiques pléïoptiques, cette modalité est en fait d’utilité discutable.
Synonyme
: occlusion indirecte.
Antonyme
: occlusion directe.

Occlusion de Marlow

Modalité d’occlusion diagnostique, consistant à occlure un œil pendant plusieurs jours, pour décompenser totalement la déviation et mettre en évidence l’angle exact.
En fait cette épreuve a été très critiquée
; elle mettrait surtout en évidence des hyperphories artificielles; elle est pratiquement abandonnée.

Réf.: Marlow, 1924.
Occlusion monoculaire

Modalité d’occlusion thérapeutique, consistant à occlure toujours le même œil (en principe, le bon œil).
Antonyme
: occlusion alternante, et non: « occlusion binoculaire  » qui signifierait: « occlusion simultanée des deux yeux  ».

Occlusion partielle

Terme équivoque, qui a été utilisé en 3 sens différents:

• Occlusion d’une partie du champ visuel: synonyme d’occlusion sectorielle (cf.);
• Occlusion n’existant qu’une partie du temps
: synonyme d’occlusion intermittente;
• Occlusion ne supprimant qu’une partie du stimulus structuré, ce qui désigne des procédés en fait différents de l’occlusion proprement dite (brouillage, pénalisation, etc.).

Il vaut donc mieux ne pas utiliser ce terme imprécis. ‘

Occlusion permanente

Modalité d’occlusion thérapeutique consistant en une occlusion continue, jour et nuit, 24 heures sur 24, sans aucun intervalle libre.
Synonyme
: occlusion constante; occlusion totale (ambigu).
Antonyme
: occlusion intermittente.

Occlusion sectorielle

Modalité d’occlusion diagnostique ou thérapeutique, où le système occlusif utilisé ne couvre qu’une partie du champ visuel.
Synonyme
: occlusion partielle (ambigu).
Antonyme
: occlusion complète; occlusion totale.

Occlusion thérapeutique

Terme servant à désigner toute modalité de l’occlusion ou celle-ci est utilisée, en général de façon prolongée, pour traiter les anomalies sensorielles (amblyopies, mais aussi neutralisation et correspondance anormale) et motrices du strabisme.
Antonyme
: occlusion diagnostique.

Occlusion totale

Terme ambigu, qui a été utilisé dans 3 sens:

• Occlusion de la totalité du champ visuel: synonyme d’occlusion complète;
• Occlusion constante dans le temps
: synonyme d’occlusion permanente;
• Occlusion réalisant une privation visuelle totale de l’œil occlus
: en fait, c’est seulement celle-ci qui mérite le nom d’« occlusion  » et l’adjectif « totale  » n’est pas indispensable, risquant de créer de plus une équivoque.
Opto
Préfixe

Préfixe signifiant: « qui se rapporte à l’œil  » (gr.: « ops  »).
En strabologie, les principaux mots dérivés sont les suivants
:

Optocinétique (ou: optokinétique)
Adjectif

Qualifie un mouvement oculaire à déclenchement visuel (mouvement optomoteur) destiné à modifier la direction du regard (par ex. poursuite, ou nystagmus optocinétique cf.).

Optomoteur
Adjectif

Qualifie un mouvement oculaire déclenché par un stimulus visuel; se différencie ainsi d’un réflexe postural, qui ne nécessite pas la vision.
Se divise en réflexes optocinétiques et réflexes optostatiques.
Synonyme
: réflexe psycho-optique: mauvais terme qui implique une activité psychique consciente, qui n’est pas nécessaire.

Optostatique
Adjectif

Qualifie un mouvement oculaire à déclenchement visuel (mouvement optomoteur) destiné à maintenir une certaine direction du regard.

Ortho
Préfixe

Préfixe signifiant littéralement: « droit  » (gr.: « orthos  »), mais qui a deux acceptions principales:

• Un sens concret: ou « droit  » signifie: « rectiligne, aligné, en ligne droite  »;
• Un sens figuré
: ou « droit  » signifie: « correct, normal  » (comme dans: « orthodoxe  »).

Dans le langage médical, on profite de cette ambivalence du terme, et « ortho  » signifie fréquemment à la fois: « droit  » au sens de: « rectiligne  » et au sens de: « normal  »; ainsi:

• « Orthopédie  » signifie littéralement: « enfant droit  », à la fois au sens propre (redressement, par ex., de la colonne vertébrale) et au sens figuré (il est normal d’avoir la colonne droite);
• « Orthodontie  » signifie littéralement « dents droites  », à la fois au sens propre (dents alignées) et au sens figuré (il est normal d’avoir les dents alignées).

Le langage de la strabologie va utiliser cette même ambivalence du préfixe « ortho  »: c’est-à-dire que « ortho  » signifie ici de façon concrète que les yeux sont droits (c’est-à-dire les axes visuels parallèles) et aussi de façon figurée que c’est une situation normale (il est normal d’avoir les axes visuels parallèles). Mais de plus les strabologistes ont raffiné encore davantage: car le fait d’avoir les yeux « droits  » (les axes visuels parallèles) n’implique pas la normalité de la vision binoculaire. Cette ambiguïté se reflétera dans le vocabulaire dans les mots dérivés de « ortho  ».
Mots dérivés
:

Orthophorie
Nom féminin

Concept théorique d’équilibre oculomoteur parfait, avec deux composantes:

¬ Composante motrice: la dissociation binoculaire ne révèle aucune déviation latente, quelles que soient la distance et la direction de la fixation, quel que soit l’œil qui fixe, et quelle que soit la durée de cette dissociation;
¬ Composante sensorielle
: la vision binoculaire étant présente, et ayant toutes les caractéristiques qualitatives et quantitatives de la normalité.
• L’orthophorie parfaite ainsi définie n’existe guère en réalité
: on parle donc en fait d’orthophorie « pratique  », « fonctionnelle  », « relative  », « ordinaire  » (tous des termes discutables) ou, mieux, de: « normophorie  » (cf. Jonkers, 1960).
• La composante motrice est soulignée dans la plupart des définitions usuelles de l’orthophorie
; cependant elle dépend évidemment de la fusion sensorielle, puisque c’est la rupture de celle-ci qui extériorise, ou non, la déviation latente; de plus le parallélisme des axes visuels ne signifie pas que la vision binoculaire est normale; une définition motrice est donc insuffisante.
• La composante sensorielle est nécessaire pour définir l’orthophorie vraie
; il ne suffit pas, de plus, qu’une certaine coopération qualitative existe entre les deux yeux; on doit exiger des critères de binocularité normale (cf.).
Orthophorie monofixationnelle (Parks, 1971)

Sujet sans déviation manifeste ou latente lors des épreuves de dissociation, mais ne présentant pas de vision binoculaire normale.
Pour Parks, cette entité doit être distinguée
:

• D’une part de l’orthophorie bifixationnelle: où la vision binoculaire est normale, et qui constitue donc l’orthophorie vraie;
• D’autre part de l’hétérophorie monofixationnelle
: où il existe un mouvement de restitution au cover-test alterné, et où la vision binoculaire est anormale, du fait de la petite tropie sous-jacente. Il est clair que pour ces définitions Parks emploie le terme « orthophorie  » dans un sens purement moteur, ce qui l’oblige ensuite à préciser la situation sensorielle (bifixation ou monofixation); cette décomposition complexe du « syndrome  » a cependant le mérite de souligner l’existence des deux composantes.
Orthophorie sensorielle (Pigassou, 1969)

Point d’équilibre où il n’y a plus de mouvement de refixation d’un œil à l’autre lors du contrôle à l’écran (Prigent, 1969).
Cette situation peut être obtenue soit par correction prismatique exacte de l’angle de déviation, soit à l’angle objectif de l’espace. Il s’agit souvent d’une zone plutôt que d’un point
; il convient de souligner que la stimulation bifovéolaire ainsi réalisée ne signifie pas que la vision binoculaire est normale; le terme: « orthophorie  » a donc ici encore un sens purement moteur, et le qualificatif de « sensorielle  » exprime seulement qu’on est dans les meilleures conditions pour obtenir la binocularité.

Orthophorisation (Crone, 1973)
Nom féminin

Tendance des yeux à aboutir à un équilibre binoculaire proche de l’orthophorie, grâce aux interactions équilibrées des principaux éléments qui contribuent à cet équilibre.
L’orthophorisation est une notion analogue à l’emmétropisation (cf.)
; de même qu’il existe dans la population une fréquence de l’emmétropie supérieure à celle que font prévoir les calculs théoriques, il existe une fréquence de l’orthophorie pratique (la « normophorie  ») supérieure à celle que laisseraient prévoir les calculs théoriques. Cette tendance est encore soulignée par certains faits de la pathologie (Crone, 1973):

• Une tumeur de l’orbite, décalant lentement le globe oculaire, peut s’accompagner d’orthophorie (cf. figure frappante dans Crone, 1973, p. 129);
• La chirurgie du décollement de rétine, même si elle sectionne plusieurs muscles est souvent suivie d’un retour à la phorie préalable
;
• L’opération de Kestenbaum, qui décale 4 muscles, ne nuit pas en général à l’orthophorie préexistante
;
• Le port prolongé de prismes chez un orthophorique se traduit après adaptation par un retour à l’orthophorie initiale.

L’orthophorisation est certainement un phénomène fondamental au point de vue de la physiologie binoculaire; mais alors que les paramètres qui influencent l’emmétropisation sont relativement clairs (courbure cornéenne, longueur axiale du globe, état du cristallin), les paramètres qui président à l’orthophorisation le sont beaucoup moins.

Orthoposition
Nom féminin

Position des yeux dans laquelle les deux axes visuels se rencontrent au point de fixation.
La notion de position des yeux définit à elle et à elle seule l’orthoposition
; elle se différencie ainsi:

• D’une part de l’orthophorie: terme qui implique, en principe, une vision binoculaire normale;
• D’autre part de l’orthotropie
: terme qui implique, en principe, une vision binoculaire pathologique ou absente en dépit du parallélisme apparent des yeux.

Cet ensemble terminologique a l’avantage d’être clair et cohérent; il est cependant loin d’être général, et le sens même des termes ne fait pas l’unanimité des cliniciens.
Synonyme
:

• Rectitude: un peu simpliste, mais clair;
• Yeux droits
: périphrase imprécise, mais souvent utilisée;
• Parallélisme (sous-entendu ou non
: des axes visuels): a le défaut de n’être valable qu’à l’infini.
Orthoptique
Nom féminin et adjectif

Ensemble des méthodes d’examen et de traitement non chirurgical des anomalies de la vision binoculaire:

• Visant à améliorer l’acuité visuelle, éliminer la neutralisation et la correspondance anormale, développer l’amplitude de fusion et contrôler la déviation manifeste ou latente;
• Comportant des exercices moteurs et sensoriels, étroitement liés à la correction optique et chirurgicale
;
• Et aboutissant dans les cas favorables à une vision binoculaire permanente, efficace et confortable.

On notera encore que:

• Il ne faut pas dire: « orthoptie  », bien que l’usage de ce terme soit fréquent;
• Il faut encore moins dire
: « orthopsie  »; et, plus exactement, si ce mot existe c’est dans un sens différent, et désuet, signifiant seulement: « vision normale  ».

Mots dérivés:

• Orthoptique, adjectif: par ex.: « exercices orthoptiques  »;
• Orthoptiste
: auxiliaire médicale pratiquant l’orthoptique.
Orthostasis (Lancaster, 1950)
Nom féminin

Absence de déviation en position statique (cf.), (c’est-à-dire en position sans fixation ni fusion).
Concept créé par Lancaster, et qui n’a pas été utilisé en clinique, mais qui a une importance certaine dans la physiologie de la vision binoculaire.

Orthotropie
Nom féminin

Il n’est pas possible actuellement de donner une définition univoque de ce terme, car les auteurs ne sont pas d’accord entre eux. Ceci tient évidemment à l’ambiguïté du mot lui-même, qui est contradictoire étymologiquement. Il vient de: « ortho  » = « droit  » et de « trepein  » (gr.) = « tourner  », et, en conséquence, « orthotropie  » signifie donc: « droit qui tourne  » ou « tourner droit  » ce qui est volontairement équivoque pour dire que le sujet est normal à un point de vue et pathologique à un autre. Mais cela donne lieu à deux acceptions possibles:

• Ou bien « orthotropie  » signifie « droit au point de vue moteur  » mais « tropique au point de vue sensoriel  »; c’est-à-dire que le sujet a les axes visuels parallèles mais qu’il présente une vision binoculaire pathologique ou absente. Il s’agit alors d’une forme limite de microdéviation, celle où la déviation est tout à fait nulle. C’est une nuance intéressante que le terme « microtropie  » n’exprime pas, puisque « micro  » = « petit mais pas nul  » alors que « ortho  » veut véritablement dire ici: « déviation = zéro  ». C’est le sens adopté par ex. par Arruga, Jampolsky, ou Shapero et coll.
• Ou bien « orthotropie  » signifie au contraire
: « dévié au point de vue moteur  » (tropique au sens usuel) mais « normal au point de vue sensoriel  »; ce qui peut s’obtenir, par ex., avec une correction prismatique exacte chez certains strabiques ou à l’angle objectif de l’espace, situation dans laquelle existe une stimulation bifovéolaire et où le sujet est, pour ainsi dire, « droit sensoriellement  ». C’est le sens adopté par ex. par Duke-Elder et Wybar.

Il est donc difficile de trancher entre ces deux sens; on sera donc prudent, en spécifiant chaque fois ce qu’on entend exactement si on parle « d’orthotropie  ».
Enfin, on mentionnera certains mots désuets formés à partir de
: « ortho  » et servant à désigner des instruments d’orthoptique: orthofusor; orthoscope; orthoptoscope; orthotrainer; etc. qui ne sont plus guère employés.

Oscillopie (ou Oscillopsie)
Nom féminin

Illusion visuelle de mouvements rythmiques des objets fixés.
L’oscillopie est très généralement en rapport avec un nystagmus
; elle peut être spontanée ou provoquée par certaines manœuvres cliniques (nystagmus latent). Fait important, elle est très généralement absente au cours du nystagmus congénital (Goddé-Jolly, Larmande, 1973).