Anatomie médico-chirurgicale de l’oblique inférieur Françoise Oger-Lavenant
Introduction

Dans les dérèglements oculomoteurs l’atteinte de l’oblique inférieur ne peut être réduite que chirurgicalement la plupart du temps. La chirurgie de ce muscle donne d’excellents résultats à condition d’être parfaite. Il convient de connaître quelques particularités anatomiques de l’oblique inférieur pour éviter des déconvenues postopératoires.

Particularités anatomiques
La situation postérieure

L’oblique inférieur s’insère sur l’octan postéro-inféro-externe du globe de part et d’autre de l’équateur. Ses fibres les plus postérieures sont à une distance de 3 à 4 mm de la macula.

L’insertion

Elle est rectiligne, parallèle au bord inférieur du droit latéral à 2 mm au dessus. Elle est longue de 10 mm, sa limite antérieure est à 10 mm en arrière de l’insertion du droit latéral. Le tendon est très court, environ 2 mm
L’insertion osseuse du muscle est antérieure et l’insertion bulbaire postérieure.

Le corps musculaire et les fascias

Les fascias sont très denses et il existe des fibres connectives avec le droit latéral à libérer lors des plicatures du droit latéral.
L’oblique inférieur sous-croise le droit inférieur à une distance de 3 à 4 mm de son tendon, c’est à ce niveau que se situe le véritable foramen ténonien de l’oblique inférieur, droit inférieur et oblique inférieur sont reliés entre eux par une connexion, le ligament de Lockwood.
Le recul musculaire maximum respectant l’anatomie est de 12 mm, le long du droit inférieur.
Deux veines vortiqueuses sont constantes
: la vortiqueuse temporale inférieure qui le plus souvent est transmusculaire et la vortiqueuse latéro-musculaire du droit inférieur.

Conclusion

Du fait de sa situation postérieure le muscle doit être abordé avec une incision suffisamment large et sous microscope opératoire. Tout recul de l’oblique inférieur du fait de la direction du muscle, insertion d’origine (osseuse) antérieure et bulbaire postérieure, sera une antéposition.