Les angles d'un strabisme Claude Speeg-Schatz
Les angles préopératoires du strabisme

Les angles préopératoires permettent de caractériser les déséquilibres oculomoteurs ou l’instabilité oculomotrice quel qu’en soient le type et la forme.
Nous définirons successivement l’angle kappa, l’angle strabique en fixation éloignée droit devant et en vision de près, ses variations horizontales, verticales et torsionnelles selon la direction du regard, les conditions de fixation, l’œil fixateur, l’absence de fusion ou de fixation.
En cas de correspondance rétinienne normale, nous parlerons de la déviation mesurée avec la baguette de Maddox et de l’angle stabilisé sous prismes.
Nous rappellerons les mesures de l’angle strabique par le reflet cornéen d’Hirschberg, les mesures à l’aide de prismes sous écran opaque ou translucide, unilatérales puis alternées et au synoptophore, et rappellerons la notion d’angle maximum et minimum.
C’est de la détermination de ces différents angles que l’on peut conduire au diagnostic qualitatif de strabisme (strabisme concomitant résultant d’un déséquilibre du tonus vergentiel dont la dystonie est à l’origine de la déviation proportionnelle des axes visuels représentant l’angle de base dans le sens que lui a donné Bielschowsky, strabisme paralytique d’origine supranucléaire, strabisme paralytique d’origine périphérique, strabisme d’origine orbitaire ou nystagmus).

Les angles peropératoires du strabisme

L’angle donné par la position des yeux sous anesthésie.

Les angles postopératoires du strabisme

La notion d’angle résiduel et ses implications.

Conclusion

Après un exposé rapide de tous les angles du strabisme, nous insisterons sur le fait que la variabilité du strabisme caractérisé par des angles, ne permet pas de définir une sensibilité et une prédictibilité des examens permettant de les déterminer.